Ce qui ce conçoit bien… s’adapte !

Ne s’énonce pas toujours clairement ce qui se conçoit bien. N’en déplaise à Nicolas Boileau…

Pourquoi ? Parce que la grammaire, « cette métaphysique du peuple » n’est pas enseignée suffisamment à dessein. Quelle est l’utilité d’apprendre le code d’une langue que nous pensons maîtriser, du moins le croyons-nous ? C’est précisément là que le bât blesse.

Lorsqu’un traducteur ne maîtrise pas les subtilités de sa langue maternelle et a fortiori celui de la langue source qu’il traduit, il se peut qu’il cède à la facilité du compromis. Etre moins précis, s’éloigner du texte pour tenter de se rapprocher de l’esprit du texte source.  Mais comment faire ? L’exercice est périlleux. On pourra vous reprocher de manquer de précision : « le traducteur s’éloigne trop du texte ! », quand on verra chez le débutant une tendance à trop y coller. Tout se passe comme si un certain détachement était nécessaire pour parvenir à la bonne traduction.

Vous avez dit bonne traduction ?

Lorsqu’on parle de qualité, on fait généralement référence à l’adéquation entre le besoin exprimé par le client d’un côté et le service qui lui est rendu de l’autre. Si celui-ci colle à celui-là, alors le client doit être satisfait. Mais comment juger de la qualité d’un prestation de traduction – un contenu dans une langue cible –  lorsque le client n’est pas en mesure d’évaluer si la traduction fournie répond aux besoins exprimés dans la langue source ?

A cette question, pas de réponse certaine. Tout au plus un sentiment que le travail a été bien fait. Qui sera juge ?